Types de douleurs communs

Maux de tête - céphalées

Les maux de tête peuvent surgir de nulle part. En un instant, vous vous sentez très bien et l'instant d'après, vous avez l'impression que votre tête va exploser. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), 50 % de la population mondiale, en particulier les adultes, souffrent de maux de tête.

Il existe différents types de maux de tête tels que :

  • Céphalée de tension :

    • Un type courant de maux de tête qui touche 70% de la population mondiale. On a l'impression qu'une bande serrée a été attachée autour de la tête et du cou. Vous serez peut-être surpris d'apprendre qu'une des sources des céphalées de tension est la sensibilité des muscles de la tête et du cou lorsque vous êtes stressé ou fatigué. Lorsque ces muscles sont tendus, la tension entraîne une irritation des nerfs de la tête et du cou. La douleur remonte vers la tête et vous la ressentez comme un mal de tête. L’intensité de la douleur est légère ou modérée, et le mal de tête n’est généralement pas accompagné d’autres symptômes comme la nausée ou des vomissements. Habituellement, on peut continuer à travailler et à faire nos activités mais souvent avec une moindre intensitée.

    • Quand ce type de mal de tête nous prend, on arrive généralement à soulager la douleur avec des analgésiques comme le paracetamol (Parol®) ou l’ibuprofène (Pedifen®). Si on n’arrive pas à contrôler la douleur de notre mal de tête ou s’il nous empêche de fonctionner, il faut consulter un médecin.

  • La migraine :

    • La migraine est une maladie neurologique complexe. C’est un mal de tête difficile à endurer et à soulager qui peut nous empêcher de fonctionner. Une migraine typique se présente sous la forme d'une douleur, d’une intensité modérée à sévère, pulsatile ou lancinante d'un côté de la tête. On peut également avoir des nausées et une sensibilité à la lumière.

    • On ne sait pas exactement ce qui cause la migraine, mais des modifications temporaires des vaisseaux sanguins et des substances chimiques dans le cerveau pourraient jouer un rôle.

    • Le cerveau des personnes migraineuses est par exemple marqué par une insuffisance de l’activité de la sérotonine, une hormone qui agit notamment pour calmer notre système nerveux. «Cela place le cerveau migraineux dans un état d’hyperexcitabilité constante. À un moment donné, le cerveau devient tellement surexcité qu’il n’arrive plus à bien fonctionner.» Cela déclenche une réaction d’inflammation des nerfs de la tête et entraîne la migraine.

    • Pour la migraine, plusieurs types de déclencheurs sont possibles, notamment 

      • le stress et les émotions forte

      • le manque de sommeil

      • les variations hormonales associées aux règles et à la préménopause

      • les odeurs fortes (parfums)

      • le bruit et la lumière intenses;

      • les variations climatiques

      • la faim, le fait de sauter des repas ou d’être déshydraté

      • l’alcool

      • des aliments  

      • la migraine peut également être d'origine génétique.

        • Chaque personne est unique et n’a pas nécessairement les mêmes déclencheurs.

    • La migraine se manifeste chez les personnes qui ont atteint la puberté et touche principalement les personnes âgées de 35 à 45 ans. Elle est plus fréquente chez les femmes, en raison des influences hormonales.

    • La migraine ne se soigne pas, mais on peut diminuer la douleur et réduire les crises. Pour protéger leur cerveau sensible, les migraineux doivent non seulement éviter les déclencheurs de leurs crises, mais aussi revoir leurs habitudes de vie. Voici ce qu’on peut faire:

    • Des médicaments appartenant à la classe des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), comme Pedifen® (ibuprofène), peuvent calmer l’inflammation nerveuse et stopper la douleur d’une migraine. Mais si cela ne suffit pas, une prescription d’autres types de produits spécialisés spécialement conçus pour la migraine peut être nécessaire.

 

  • Céphalée en grappe – céphalée de Horton - Cluster headache :

    • Il s'agit d'un type de mal de tête rare et sévère, qui se ressent comme une sensation de perçage dans la tête. Les personnes souffrant de céphalées en grappe signalent 1 à 3 maux de tête soudains par jour sur une période de plusieurs semaines ou mois. Les crises sont généralement soudaines et la douleur ressentie est généralement intense et ressentie derrière l'œil ou parfois sur un côté de la tête. Elle survient chez un adulte sur 1000, commence sans aucun signe avant-coureur et est plus fréquemment observée chez les hommes.

    • Les antidouleurs classiques n’agissent pas sur ce type de maux de tête.

 

  • Maux de tête chez l’enfant :

    • Contrairement aux adultes, les maux de tête chez les enfants sont parfois différents, ce qui rend leur diagnostic difficile. Chez les enfants, les maux de tête surviennent pendant une courte période et provoquent des nausées ou des vomissements. Un enfant peut sembler agité ou pâle lorsqu'il souffre d'un mal de tête.

 

QUELLES SONT LES CAUSES DES MAUX DE TÊTE CHEZ LES ENFANTS ET LES BÉBÉS ?

  • Plusieurs raisons peuvent contribuer aux maux de tête des enfants, par exemple :

    • Des repas sautés

    • Le sport peut provoquer une déshydratation et une baisse du taux de sucre dans le sang, ce qui entraîne des maux de tête.

    • Des hauts et des bas émotionnels : l’enfant peut rencontrer un problème à l'école dont il ne parle pas.

    • Etc..

Douleurs du dos - lombalgies

Le mal de dos est un problème très courant, 80 % des adultes déclarant avoir eu mal au dos à un moment ou à un autre de leur vie. Malheureusement, il peut facilement devenir chronique. Les douleurs dans le bas du dos (ressenties sur la colonne vertébrale, du cou jusqu'aux hanches) sont très courantes. Les problèmes de dos se manifestent de manières très différentes : de la douleur sourde aux crampes dans le bas du dos, en passant par la douleur aiguë. Comme pour les autres douleurs, il est également possible d'éviter les problèmes de dos en améliorant son mode de vie.

QUELLES SONT LES CAUSES DU MAL DE DOS ?

Des gestes simples et soudains peuvent provoquer des douleurs dorsales, par exemple :

  • Se pencher trop rapidement ou ramasser un objet lourd

  • Entorse du ligament ou claquage musculaire

  • Rupture ou hernie discale

  • Gonflement des articulations et même stress psychologique

  • Mauvaise posture et manque d'exercice

  • Le tabagisme et l'obésité

Souvent ces maux de dos sont accompagnés par de phénomènes inflammatoires. Le traitement médicamenteux se base souvent sur la prise d’un AINS comme le Pedifen®(ibuprofène) ou le Flurifen®(flurbiprofène). L'effet analgésique et anti-inflammatoire de ces produits brise le cycle qui  maintient entre tension et douleur.

Douleur musculaire

Comme tout autre tissu de notre corps, les muscles peuvent être irrités et provoquer des douleurs. Vous avez peut-être déjà ressenti une douleur musculaire après des exercices lourds ou après avoir marché pendant de longues heures. Cela peut être dû à des phénomènes qui agissent sur les récepteurs nerveux.

La douleur musculaire peut être causée par des mouvements brusques, des accidents, des chutes, des luxations et des coups directs sur le muscle. La douleur musculaire peut également être due à une blessure sous-jacente, à une maladie auto-immune, à une infection, à un faible débit sanguin dans les muscles ou à une tumeur.

Douleur articulaire

Une articulation est la connexion entre les os du corps qui nous permet de se déplacer. Elles sont construites pour permettre différents degrés et types de mouvements. Certaines articulations, comme le genou, le coude et l'épaule, sont autolubrifiantes, elles sont capables de résister à la compression et permettent de porter des charges lourdes. Les blessures ou les troubles articulaires (par exemple, les rhumatismes) provoquent des douleurs qui limitent vos mouvements. Les douleurs articulaires sont généralement dues à une blessure ou à un problème auto-immun comme l'arthrite.

Dans la douleur articulaire il y a souvent un composant inflammatoire. Le traitement médicamenteux se base souvent sur la prise d’un AINS comme Pedifen® (ibuprofène) ou Flurifen® (flurbiprofène) qui ont si bien des propriétés analgésiques que anti-inflammatoires.

Douleurs corporelles et musculaires chez l'enfant

Les douleurs de croissance sont courantes chez les enfants d'âge préscolaire et les préadolescents et peuvent perturber les habitudes de sommeil d’un enfant. Ces douleurs sont généralement observées entre 3 et 4 ans et entre 8 et 12 ans.

QUELLES SONT LES CAUSES DES DOULEURS CORPORELLES ET MUSCULAIRES CHEZ LES ENFANTS ?

Les enfants ont tendance à être très actifs et énergiques, ce qui use les muscles. Les activités telles que grimper, sauter et courir provoquent souvent des douleurs dans les cuisses, les mollets et derrière les genoux. Il peut également y avoir des maux de tête et des douleurs abdominales.

Des analgésiques du type paracetamol (Parol®) ou ibuprofène (Pedifen®) peuvent bien soulager ces douleurs.

Maux de dents

Le mal de dents est une douleur complexe dont l'intensité peut varier de légère à sévère. Il peut être difficile d'identifier la source de la douleur et peut être ressenti dans et autour des dents, des oreilles, de la mâchoire, du front ou dans la pommette.

Il existe plusieurs causes de maux de dents : caries, cavités, dents fissurées, ulcères gingivaux, sinusites et pus à l'extrémité de la dent. La douleur est souvent associée à une détresse physique et mentale et est difficile à supporter.

Les analgésiques oraux sont utilisés pour la gestion de la douleur dentaire aiguë, et il existe différents médicaments et combinaisons de médicaments qui peuvent être utilisés.

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) comme Pedifen® (ibuprofène) se sont avérés plus efficaces pour réduire la douleur que certains autres types d’analgésiques oraux, surtout dû au fait que souvent il y a un composant inflammatoire dans la douleur. Ce type de produits est donc recommandé comme traitement de première intention pour la gestion de la douleur dentaire aiguë.

Douleurs menstruelles - dysménhorrhées - règles douloureuses

Selon des études épidémiologiques, plus de 50% des adolescentes et jeunes femmes souffrent des dysménorrhées, une menstruation difficile et douloureuse avec des spasmes douloureux du bas de l'abdomen, survenant pendant ou juste avant les règles, en l'absence de pathologie connue du pelvis. Ces douleurs précèdent ou accompagnent les règles, et peuvent être accompagnées de diarrhées, de nausées et des vomissements, de vertiges et de maux de tête et de la fatigue.

La dysménorrhée peut avoir des conséquences sociales comme l'absentéisme à l'école ou au travail, ainsi qu'une limitation dans les activités quotidiennes (travail, sport...).

La dysménorrhée primaire peut apparaître pendant l'adolescence dès les premières ménarches ou dans les deux ans qui suivent. Plus élevée durant le premier et le deuxième jour, la douleur persiste entre 8 et 72 heures et peut irradier jusque dans le dos et les cuisses.

La douleur éprouvée lors de dysménorrhées peut même atteindre celle ressentie lors de coliques néphrétiques.

QUELLE EST LA CAUSE DES DOULEURS MENSTRUELLES ?

Pendant les règles, les muscles de l’utérus se contractent (ce qui peut provoquer des crampes). Les contractions des muscles utérins forcent la muqueuse de l'utérus à se détacher et coupent temporairement l'apport sanguin, ce qui entraîne un manque temporaire d'oxygène. Cela entraîne la libération de substances chimiques et de prostaglandines qui déclenchent la douleur.

En agissant sur la production de ces prostaglandines les AINS ont un effet bénéfique sur ces douleurs typiques.